Cette dernière décennie, la courbe de l’inclusion financière a connu une légère ascendance dans les États membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine ( UEMOA). C’est ce que révèle un rapport de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest ( BCEAO) sur l’état de l’inclusion financière. En effet, le niveau global de l’inclusion financière, appréhendé à partir d’un indice synthétique dont la valeur est comprise entre 0 et 1, est ressorti dans l’UEMOA à 0,499 en 2019, contre 0,205 en 2009, soit une progression de +143,41% en une décennie, selon les données officielles de la BCEAO. Plusieurs indicateurs entrent en jeu pour le flash light de la courbe de l’inclusion financière. Il s’agit par exemple des indicateurs d’utilisation et de coûts des services financiers. Ces indicateurs traduisent une situation d’exclusion totale lorsque la valeur de l’indice est proche de 0 et une inclusion financière aboutie lorsque l’indice est proche de 1.
Si en dix ans, la courbe de l’inclusion financière a enregistré une timide progression, des efforts restent encore à faire dans les États membres pour réduire le nombre de personnes privées des services financiers. Au niveau des pays, on note que le Bénin (0,614), le Sénégal (0,604), la Côte d’Ivoire (0,601) et le Burkina Faso (0,594) enregistrent les niveaux d’inclusion financière les plus élevés. A l’opposé, la Guinée-Bissau (0,225) et le Niger (0,236) sont les pays qui enregistrent les niveaux d’inclusion financière les plus faibles de la région. L’inclusion financière, selon la Banque mondiale, définit la possibilité pour les individus et les entreprises d’accéder à moindre coût à toute une gamme de produits et de services financiers utiles et adaptés à leurs besoins. Il s’agit des services de transactions, de paiements, d’épargne, de crédit et d’assurance proposés par des prestataires fiables. Même si globalement, le le taux d’inclusion financière a progressé légèrement en dix ans dans l’espace UEMOA, les pays doivent encore faire des efforts sur les dix prochaines années pour pouvoir couvrir un plus large éventail de populations surtout dans les milieux ruraux.
Dickson H.

