Retour de Gbagbo en CI : Retournement de situation ou incompréhension entre les deux camps?

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Annoncé en grande pompe par ses partisans, le retour de Laurent Gbagbo en Côte-d’Ivoire avait suscité des scènes de joie dans les rues d’Abidjan. Cependant, quelques heures après cette annonce, les langues commencent à se délier dans le camp du pouvoir en place pour dire le contraire.

Assoa Adou, secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo, a annoncé lundi 31 mai, que l’ancien président ivoirien sera de retour le 17 juin prochain. Il n’en fallait pas plus pour déclencher la joie de ses partisans. Mais une joie de courte durée. En effet, le porte-parole du gouvernement de Côte d’Ivoire, Amadou Coulibaly, a fait une sortie médiatique pour signifier que la date du 17 juin avancée par le FPI au sujet du retour de l’ancien président au pays n’a pas fait l’objet d’un « choix consensuel ». Elle n’aurait pas été communiquée aux autorités par l’entourage de Laurent Gbagbo, a-t-il fait savoir.

Retournement de situation ?

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Parti loin de son pays natal depuis près de 10 ans, l’ancien chef d’État ivoirien, était un client de la Cour pénale internationale (CPI). Il a été tenu responsable de la crise post-électorale de 2011 qui avait fait plus de 3000 morts. Acquitté finalement par la CPI, toutes les conditions étaient donc réunies pour son retour (triomphal pour ses partisans) en Côte-d’Ivoire. Des discussions avaient été déjà enclenchées depuis plusieurs semaines avec le camp de la mouvance pour définir la date de son retour. Néanmoins, dès l’annonce de la date du 17 juin par Assoa Adou, plusieurs caciques du régime Ouattara ont exprimé leur étonnement.

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« Ce que nous avions convenu, c’est que la date devait être choisie de façon consensuelle. Donc, pour nous, il n’y a pas de date », a affirmé par exemple le porte-parole du gouvernement ivoirien Amadou Coulibaly. Le ministre de la Communication est également allé dans le même sens. Il a remis en cause la possibilité de ce retour : « Je ne sais pas comment il arriverait à cette date du 17 juin si aucune disposition n’est prise pour son accueil ». Même son de cloche également du ministre de la Réconciliation nationale, Kouadio Konan Bertin. Sondé par les médias sur un éventuel retour de l’ancien chef d’État, il a affirmé ne pas en avoir été informé. Pourtant, il est l’un de ceux qui mènent les discussions avec le FPI sur les modalités de retour de l’ancien président.

En résumé, au-delà de l’annonce du retour de Laurent Gbagbo en Côte-d’Ivoire, un imbroglio persiste donc sur la réelle date à laquelle il fera son retour. Un retour tant attendu par ses partisans qui n’ont plus vu leur leader depuis près de 10 ans.

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