Au Bénin, une nouvelle loi sur l’état civil fait jaser l’opinion publique. Jadis libres autre fois à commettre l’impair, les jeunes garçons et hommes mariés à la poursuite des jeunes filles aux formes bien potelé ont désormais une épée de damoclès sur le dos. Une nouvelle loi en vigueur au Bénin les empêchent désormais de jouir à tout va.
Dorénavant, il leur serait difficile d’enceinter une femme et fuir ensuite ses responsabilité. La nouvelle Loi n° 2015-08 portant code de l’enfant en République du Bénin, votée à l’Assemblée nationale, leur impose désormais des actes forts avant toute déclaration de naissance. À cet effet, pour toute grossesse, il est recommandé à l’auteur d’aller prendre le certificat de paternité à la mairie avant l’accouchement de l’enfant. Une reconnaissance de la grossesse est également nécessaire de la part de l’homme avant que ce dernier ne rentre en possession du certificat de paternité.
Mieux, la nouvelle Loi ordonne à l’auteur d’une grossesse de passer à l’Anip après l’étape de retrait du certificat de paternité avant toute déclaration de naissance. A ce niveau, il va devoir présenté un CIP qu’il faudrait établir au préalable à l’ANIP après sécurisation de l’acte de naissance du père. Plus loin, pour décourager définitivement les “fauteurs de troubles sexuelles à l’ordre public” le nouveau code stipule ceci : ‹‹ aucune mère ne peut attribuer à l’enfant nouveau-né , le nom d’un présumé géniteur que sur présentation d’un certificat de mariage ou d’une déclaration de reconnaissance de la grossesse établie par l’officier de l’état civil. De plus, aucune sage-femme, aucun médecin accoucheur ne peut inscrire sur la fiche de naissance, le nom d’un quelconque présumé père si la femme n’apporte pas au moment de l’accouchement, la preuve du mariage ou de la reconnaissance de la grossesse ››.
En clair, il sera difficile pour un irresponsable de s’échapper des griffes d’une grossesse non désirée qu’il aurait préalablement occasionnée au cours d’une partie de jambe en l’air non protégée. Ainsi, par cette nouvelle Loi votée depuis 2015, l’État veut mettre chaque citoyen face à ses responsabilités. Les cas de refus de paternité de grossesses sont légions dans notre pays, et l’État, grâce à la mise en application de cette loi, veut mettre fin à la pagaille et imposé à chaque citoyen l’entière responsabilité de ses actes.
L’abandon du foyer passible également d’emprisonnement
En dehors de la Loi n° 2015-08 portant code de l’enfant en République du Bénin, une autre est également votée en 2018, notamment la Loi n°2018-16 du 28 Décembre 2018 portant code pénal en République du Bénin. Cette nouvelle législation traite des cas d’abandon du foyer. Selon cette nouvelle loi, un abandon du foyer pendant plus de deux mois, est passible des peines d’emprisonnement.
Ainsi, a l’alinéa 1 de l’article 603 du code pénal, le père ou la mère de famille, qui abandonnera sans motif reconnu valable, pendant plus de deux (02) mois, la résidence familiale et se sera soustrait à tout ou en partie des obligations d’ordre moral et matériel résultant de l’autorité parentale ou de la tutelle légale, est passible de sévère sanction. Il pourrait écoper des peines d’emprisonnement allant de trois (03) mois à un (01) an. De plus, il pourrait écoper d’une amende allant de cinquante (50 000) mille à deux cent cinquante (250 000) mille francs CFA.
Il est donc désormais clair dans la tête de chacun à quoi s’en tenir qu’on soit célibataire où marié pour ne pas tomber dans les geôles de la loi.

