Le président américain n’oubliera jamais la journée du dimanche 15 août 2021. Il fût tristement rentré dans l’histoire en laissant ses ennemis prendre le pouvoir en Afghanistan après 20 ans de combat contre les Talibans.
Il n’aurait jamais imaginé ce genre de spectacle après avoir annoncé quelques jours plus tôt le retrait des forces américaines d’Afghanistan. Dimanche 15 août 2021, Kaboul la capitale d’Afghanistan tombe aux mains des Talibans. L’avancée des troupes d’Haibatullah Akhundzada fût fulgurante. En dix jours, elles ont pris plusieurs capitales provinciales avant de lancer l’assaut final sur Kaboul. Les forces américaines et de l’OTAN encore présentes dans le pays ont assisté d’une manière impuissante à l’envahissement de l’ennemi. Joe Biden, le locataire de la maison Blanche a assisté depuis le Camp David, lieu de villégiature des présidents américains, le triste spectacle.
Un cliché diffusé sur la toile le montre seul à une immense table de réunion en polo bleu foncé, faisant face à un écran de visioconférence et à plusieurs horloges murales réglées sur divers fuseaux horaires, recevant « des mises à jour » sur l’Afghanistan de la part de hauts responsables. Initialement annoncé pour y résider jusqu’au mercredi 18 août, le président américain à dû écourter son séjour au camp David pour s’exprimer sur le désastre et le chaos observé à Kaboul. Face aux médias, Joe Biden a « défendu fermement » sa décision de retirer les troupes américaines d’Afghanistan. Il affirme que la mission de Washington n’avait jamais été de bâtir une nation démocratique dans le pays instable retombé aux mains des talibans.
« Après vingt ans, j’ai appris à contrecœur qu’il n’y avait jamais de bon moment pour retirer les forces américaines », s’est-il justifié. « La vérité est que tout cela s’est déroulé plus rapidement que nous l’avions prévu », a toutefois concédé le patron de la maison Blanche.
Joe Biden menace
Face au spectacle piteux à Kaboul, le 47e président américain a menacé dans son allocution lundi 16 août les talibans de représailles si ces derniers venaient à perturber les opérations d’évacuation en cours à l’aéroport de Kaboul. En cas d’attaque, la réponse sera « rapide et puissante », a-t-il déclaré. L’homme qui préside la première puissance mondiale promet défendre les ressortissants américains avec un usage « dévastateur de la force si nécessaire ». Apprécié par bon nombre d’observateurs pour sa gestion pacifique du pouvoir et sa sagesse, Joe Biden semble cette fois ci royalement se tromper en décidant de retirer les troupes américaines d’Afghanistan à quatre semaines de la mythique célébration des attentats du 11 septembre 2021.

