(Pas d’entrée triomphale dans Jérusalem. Donc pas de faste dans la célébration de la fête des rameaux.)
Pas de chemin de croix. Donc, théoriquement, pas de passion à vivre pour le Christ. Décidément, 2020 est une année bien particulière. Même la place Saint-Pierre à Rome est déserte, depuis que l’ange de la mort, foudroie tout sur son passage. Le coronavirus a fait de ce mois d’avril, un mois bien terne et moribond.
Les dégâts du covid-19 dans le monde sont tels que même pour la Pessah, la pâques juive, il est fait injonction aux Israéliens, habitants de la terre promise, là où le dogme est né, de rester confinés chez eux. Quiconque se hasarderait à plus de 100 m de chez lui, verrait la police israélienne et Tsahal sur le dos. Un peu partout dans le monde, les festivités de la pâque, seront sans relief. Les chrétiens du monde entier, devraient en avoir le cœur déchiré. Mais après tout, mieux vaut vivre afin d’accomplir de bonnes œuvres afin d’espérer obtenir la vie éternelle en compensation. Dans la foulée de cette tragique situation où lieux de culte, églises et autres temples sont clos jusqu’à nouvel ordre afin de sauver le peuple de Dieu de ce malheur qui frappe le monde, certains esprits malins, s’amusent d’ailleurs à dire que Dieu a quitté le monde. Fatigué des horreurs des contemporains, il a abandonné les pécheurs dans leur égarement collectif. Du coup, son fils bien aimé, refuse pour une fois de mourir pour nous sauver. Blasphème ! Mais, il est à souhaiter que les hommes de la terre se ressaisissent et agissent de façon à ce que le ciel ne soit pas vide comme l’a annoncé le philosophe allemand Nietzsche. Vivement, qu’il y ait encore dans les cieux, un suprême, un vénéré, qui accepte par-delà tout, de regarder pour une fois encore, les habitants de la terre d’un regard bienveillant, en dépit de nos errances et de la perdition de la foi.

