Paludisme: Ce tueur silencieux qui endeuille des milliers de familles

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Le continent africain est confronté à la maladie du paludisme depuis des décennies. Ce mal ne cesse de tuer chaque jour des milliers d’enfants africains malgré la volonté des politiques de botter hors du continent cette maladie. À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme, il serait plus important d’attirer la sonnette d’alarme sur ce mal qui tue en silence et qui met des milliers de famille dans le deuil.

Le paludisme est un mal qui frappe des milliers de personnes sur le continent africain. Il tue plus que la Covid-19. Il est donc temps que les efforts soient encore plus mobilisés pour faire face à ce mal. Lutter contre cette maladie, ne devrait faire objet d’aucun répit car les données disponibles sur cette pandémie au Bénin ne sont pas gaie. Les statistiques disponibles et médiatisées dans le cadre de la journée mondiale de la lutte contre le paludisme ne sont pas encourageant.

Il suffit de jeter un regard sur les indicateurs pour comprendre que ce mal représente le premier motif de consultation et d’hospitalisation enregistrées dans les centres hospitaliers au Bénin et la première cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans. Selon l’annuaire statistique 2019 du ministère de la santé, 46,1% des consultations et 40,8% des hospitalisations sont dues au paludisme. Pire, il est enregistré dans les formations sanitaires 2 303 503 cas de paludisme simple confirmé dans la population en général et dont plus de la moitié chez les enfants de moins de cinq ans.

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196.034 cas graves ont été notifiés avec 3 234 décès dont plus de la moitié chez les enfants de moins de cinq ans. Outre ces statistiques évocatrices, près de 4 enfants de 6-59 mois sur 10 (39%) sont testés positifs pour le paludisme selon la 5e Enquête Démographique et de santé du Bénin 2017-2018.

Mener des actions fortes pour attaquer le mal à la racine

Face à ce tableau sombre du paludisme au Bénin, il urge que les efforts déjà consentis sur le terrain soient doublés voire triplés afin que ce fléau qui ravage les enfants d’Afrique soit anéanti complètement. Il ne serait pas non plus superflu de rappeler que l’apparition de la pandémie du Covid-19 a freiné le traitement du paludisme. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), il pourrait y avoir un excès de décès liés aux perturbations que la Covid-19 a engendré dans le traitement du paludisme. Elle estime entre 20.000 à 100.000 le nombre de jeunes enfants qui pourraient mourir en Afrique subsaharienne.

‹‹ Il est temps que les dirigeants de toute l’Afrique et du reste du monde se mobilisent une fois de plus pour relever le défi du paludisme. En agissant ensemble et en nous engageant à ne laisser personne en chemin, nous pouvons arriver à notre but commun : éradiquer le paludisme dans le monde ››, a déclaré Tedros Adhanom, Directeur général de l’OMS. Au delà donc des mots, des actes forts sont attendus de la part surtout des dirigeants africains pour lutter efficacement contre cette maladie.

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