Moyen-Orient: le torchon brule entre Téhéran et Israël
La tension est montée d’un cran entre l’Iran et Israël ce lundi 12 avril 2021. Téhéran accuse l’État hébreu d’être à l’origine de l’attaque qui a visé son usine d’enrichissement d’uranium à Natanz. Les autorités iraniennes ont laissant entendre que l’attaque avait endommagé des centrifugeuses sur le site.
Nouvelle tension entre l’Iran et Israël ce lundi. L’État islamique accuse l’État hébreu d’avoir attaqué son site d’enrichissement d’uranium à Natanz. L’état islamique a promis une “vengeance”, “en temps et en heure”. “Avec cette action, le régime sioniste a bien sûr essayé de se venger du peuple iranien pour la patience et la sagesse dont il a fait preuve (en attendant) la levée des sanctions” américaines, a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Saïd Khatibzadeh, lors d’une conférence de presse à Téhéran.
Il a accusé indirectement Israël de saborder les discussions en cours à Vienne. Il a laissé entendre que l’État israélien tente de faire revenir les États-Unis dans l’accord international de 2015. En effet, les États-Unis avaient quitté les négociations sur le nucléaire iranien et avaient imposé des sanctions contre Téhéran. C’était en 2018.
Téhéran ne décolère pas
Tout est parti des déclarations le dimanche 11 avril, de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique. Cette institution avait annoncé que le complexe nucléaire de Natanz, dans le centre de l’Iran, avait subi un “accident”. Elle a qualifié l’acte, de “terrorisme”. L’attaque a d’ailleurs entraîné une “coupure de courant” n’ayant fait “ni mort, ni blessé, ni pollution”.
Pour l’heure, il est encore “trop tôt” pour déterminer les dommages matériels causés par l’attaque”, a déclaré Saïd Khatibzadeh. “Il faut inspecter chacune des centrifugeuses pour donner un bilan des dégâts”, a-t-il ajouté. “Si (l’attaque) visait à limiter la capacité nucléaire de l’Iran, je dirais en revanche, que toutes les centrifugeuses qui (ont été endommagées) étaient du type IR-1” (c’est-à-dire de “première génération”, NDLR), a-t-il précisé.
“Faites savoir à tout le monde qu’elles seront assurément remplacées par des machines plus avancées”, a-t-il ajouté, promettant que “la réponse de l’Iran sera la vengeance contre le régime sioniste au moment et à l’endroit opportun”.
L’Iran promet de répliquer
Selon l’agence de presse officielle Irna, des députés ont indiqué que le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, avait “insisté (…) sur la nécessité de ne pas tomber dans le piège tendu par les sionistes”. Il a affirmé sa fermeture au cours d’une réunion à huis clos. “Nous ne permettrons pas (qu’Israël fasse dérailler les discussions de Vienne) et nous nous vengerons des sionistes pour ces actions”, aurait-il déclaré révèle la même source lors d’une réunion à huis clos au Parlement. La réunion était consacrée à l’attaque contre Natanz.
Les tensions entre les deux pays ne datent pas de maintenant. L’État israélien a opposé sa fermeture contre l’Iran depuis que ce pays a affiché sa volonté d’avoir une arme nucléaire. Les États-Unis, en soutien à Israël, avaient tenté par tout les moyens de dissuader l’Iran de son projet. Des sanctions sont appliquées à l’Iran par Washington, mais cela n’a pas l’Iran de continuer dans son processus d’enrichissement d’uranium. Téhéran est déterminé à avoir son arme nucléaire.
