Edito/ Ne tombons pas encore les masques !

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Masque obligatoire jusqu’à ce que le virus soit vaincu. C’est ce qu’a annoncé le Ministre de l’intérieur et de la sécurité publique, Saka Lafia, le 1er juin à la veille du déconfinement. Depuis le 02 juin où le Bénin a ainsi entamé un assouplissement sérieux des mesures restrictives mises en place dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Malheureusement, dans la reprise de la vie comme d’ordinaire, certains citoyens se comportent comme si aucune menace ne nous accompagne. La date du 2 juin a également consacré la réouverture des lieux de culte et de plaisir et surtout la reprise des transports en commun, communément appelé Tokpa-Tokpa. Il se note depuis lors, un malheureux relâchement dans le respect strict des règles et autres mesures qui ont jusque-là épargné au Bénin, le pire. Les mesures préventives se foulent désormais allégrement aux pieds. Dans les transports en commun, il est regrettable de voir que les conducteurs de ces véhicules ont renoué avec leurs bonnes vieilles habitudes. Celle d’entasser les passagers sur les sièges de ces bus. Et pourtant le communiqué du ministre est sans équivoque. Sur les sièges de ces véhicules, la norme est que les passagers soient à trois ou tout au plus à quatre. Malheureusement, depuis que ces véhicules de transport en commun, ont repris du service, force est de constater que les passagers sont au minimum à 4. Ce que préconise le communiqué du ministre, au lieu d’être la norme est devenu l’exception à la règle.

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Par ailleurs dans les rues et bien d’autres lieux publics, nombreux sont les Béninois qui font tomber le masque. Désormais les masques sont dans la plupart des cas, sous le menton au lieu de couvrir le nez et la bouche.
Dans le contexte exacerbé de la pandémie, c’est une situation qui nous interpelle tous et contrarie dangereusement la dynamique du gouvernement. Avec plus de 412 cas déclarés, 222 personnes guéries et 484 sous traitement sans oublier les 6 décès, la complaisance doit être bannie de nos habitudes. Travaillons à ne pas laisser le champ libre aux mauvaises habitudes. Ne baissons pas la garde face à ce mal qui rode. Exaltons davantage la discipline et les normes élémentaires d’hygiène. Il ne s’agit pas ici de promouvoir une austérité grossière de notre quotidien.
Cependant, il est à noter que cette pandémie appelle à une révolution dans notre rapport à la nature et à la santé. Dire que « ça va bien aller », c’est ignorer la menace constante que constitue le coronavirus. Dans les pays en développement, la crise sanitaire continue de prendre de l’ampleur et l’Oms n’a de cesse de nous alerter à sa façon. L’hécatombe ne nous est pas encore tombée dessus en Afrique. Mais la somme de nos petites ‘’bêtises’’, peuvent au décompte final, nous coûter cher. Prenons-en conscience et limitons notre désinvolture collective. Ne tombons pas trop tôt les masques ! Car la menace du covid-19 reste réelle.

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