Edito/ Le présage d’une nouvelle donne

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Un verdict. Celui des urnes. Des leçons ? Certainement ! Et il faut les tirer au plus pressé. En effet, au petit matin de ce jeudi 21 mai 2020, les élections communales ont livré leur verdict. Dans des conditions bien spéciales, nous avons bravé le coronavirus et nous avons relevé le pari de renouveler à temps, les conseils communaux et municipaux. Aux différents instigateurs d’un tel entêtement positif, nous en savons gré. A la faveur des résultats proclamés par la commission électorale nationale autonome (Céna), deux partis politiques ayant compéti, passent à la trappe. La raison, défaut des 10 pour cent des suffrages exprimés au plan national. En conséquence, le Prd et l’Udbn, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ne participent pas au partage du gâteau communal, cette fois-ci. En revanche, l’Union progressiste, le Bloc républicain et les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), ont relevé le défi des dix pour cent. De ce fait, au vu des résultats rendus publics par la Céna, des communes tombent d’office dans les escarcelles respectives de chacune de ces formations politiques. L’Union progressiste a bénéficié de 994.602 voix soit 39,97℅ et emporte 820 sièges. Le Bloc républicain lui, a totalisé 930.247 voix soit 37,38℅ et emporte 735 sièges. Les Forces cauris pour un Bénin émergent ont obtenu quant à elles, 372.818 voix soit 14,98℅ et emportent 260 sièges.
Passé, le temps des calculs électoraux et du verdict des urnes, place à présent à l’installation des conseils communaux. Et le président de la République a raison d’enjoindre aux préfets des différents départements de faire respecter les textes de loi en la matière. De ce point de vue, cette semaine en principe, les différents conseils communaux doivent être installés. Il entend ainsi éviter les multiples soubresauts qui vicient la marche normale des choses, quand ils ne sont pas installés instantanément. Que les listes aux mains desquelles sont tombées certaines communes à l’issue du vote du 17 mai les dirigent réellement pour qu’à l’heure des comptes, il n’y ait ni excuses ni prétextes.
A partir de ce moment, les élus doivent se sentir comme des soldats faisant leur paquetage pour aller au combat. Le combat de l’épanouissement des populations à la base, suivant les orientations données par les différentes directions exécutives de leurs partis respectifs. Ils doivent faire l’objet de monitoring régulier de la part de ces partis, pour que la décentralisation porte enfin des fruits mûrs, doux et non amers comme ceux des saisons antérieures. Ce serait aussi un Nouveau Départ à la base. Le niveau local doit donner de l’espoir comme le niveau central s’emploie à le faire depuis 2016. Que la décentralisation rende pour une fois, une certaine dignité et fierté aux communautés à la base, en favorisant le développement économique et social de notre pays. La responsabilité première de ce nouvel élan sous de bons auspices incombe aux nouveaux maires qui seront élus. En se recentrant sur les vertus républicaines de la bonne gouvernance, le Bénin gagnera. Les fruits tiendront enfin la promesse des fleurs. Les retombées pourront de ce fait, être palpables et bénéfiques aux populations. Vivement qu’une nouvelle ère se lève sur la gouvernance locale. Et comme sous de bons auspices, l’espoir de lendemains enchanteurs, ravivera la flamme de la gouvernance locale, pour que de leurs cendres respectives, nos communes désormais dirigées par des gens uniquement tenus par le résultat de leur gestion, se relèvent de leur déliquescence, revivent et rayonnent. Tel est mon vœu pour cette quatrième mandature des élus locaux, communaux et municipaux qui démarre ainsi. Au regard de la météo électorale, le présage incite à garder le cap malgré tout. Sans distinction de formations politiques, que les communes soient dirigées en faisant référence aux couleurs du drapeau national. L’élu du peuple version révélée, qu’il soit Br ou Fcbe, voit en ce vert qui domine l’emblème de son parti, l’espoir. L’espoir d’une réelle amorce du développement local à travers une gouvernance à la base, apaisée et concertée. Quant aux jaunes assis à l’ombre du majestueux baobab, l’heure de se sublimer davantage a sonné. Élus jaunâtres, vous ferez ceci en mémoire des engagements du patriarche Amoussou. Lesquels engagements ont été pris à l’ouverture de la campagne électorale dans les médias. Autrement, le présage sera corrompu au grand désarroi de tous ceux qui malgré les fourvoiements du passé, s’obligent quand -même au rêve d’un nouvel avenir pour la démocratie locale en République du Bénin.

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