On ne peut interdire à personne de se prononcer sur un sujet politique, un sujet d’intérêt national. Michel Rocard a écrit un livre quelque temps avant sa mort : “La politique, ça vous regarde !”. Paul Valery disait avant lui : “vous dites que je ne dois pas m’occuper de politique ? C’est comme si vous disiez que je ne devrais pas m’occuper de la vie”. Encore moins, on ne peut interdire à un ancien chef d’État d’avoir un avis sur la conduite de son pays.
Mais, tout de même ! Qu’avons-nous à faire des ressentiments et des recriminations d’un ex contre le nouvel élu du coeur de son ancienne partenaire?
Franchement, rien. Le plus important c’est que le coeur de celle-ci s’apaise et qu’elle retrouve l’harmonie en elle et autour d’elle. Ce qui importe aux yeux des meurtris du sort, c’est la remise sur les rails de leur pays qui est notoire. On n’a même pas besoin d’être très attentif pour le noter si on est de bonne foi.
Alors, si chaque fois que l’actuel occupant du poste s’exprime et règle des problèmes qui sont connus de tous, y compris de ses interlocuteurs du moment, l’ex doit se répandre en lamentations, jurons et dieuseries qui polluent, il faut quand même se demander quel intérêt ce genre de comportement a pour la masse souffrante et espérante ?
Qu’il veuille son départ en supportant un candidat contre lui n’est pas un problème en soi. Lui-même cite le cas de Barack Obama qui est un recours pour Joe Biden. Mais, Obama ne s’excite pas à chaque intervention de Trump. Il s’exprime quand c’est nécessaire. Il ne dégoupille pas des grenades pour un oui ou pour un non. Il a de la réserve. Il est improbable, et c’est un euphémisme, qu’il s’illustre aussi négativement comme on a pu le voir de notre ex au marché Dantokpa il y a un an.
Une autre échéance électorale s’annonce et “Papa bonheur” patauge déjà dans la mare avec les crapauds. Ça devient lassant. C’est indigne de la stature qui devrait être la sienne. Les marches ont commencé. Pourvu qu’elles n’embrasent le pays. C’est le seul trésor qui reste aux pauvres d’ici.
Il faut nous “changer ce disque du mano à mano, qui a cours depuis la rencontre de l’assurance tout risque d’Abidjan au tout début du mandat de Patrice Talon; oui, il faut nous changer ça !” Et c’est bien valable pour l’un comme l’autre des camps qui se regardent en chien de faïence.

