La France est confrontée à une troisième vague de la pandémie du Covid-19 depuis quelques semaines. Plusieurs morts se font compter chaque jour dans les hôpitaux français. De nouveaux cas du Variant indien font également leur irruption dans le pays. C’est le cas des régions de Nouvelle-Aquitaine, Bouches-du-Rhône et de la Guadeloupe, où le variant indien a été signalé.
Le calvaire se poursuit pour la France confrontée à la pandémie du Covid-19. Jadis exposée à la première version du virus, la France fera désormais face à un autre variant. Il s’agit du Variant indien, soupçonné d’être encore plus contagieux. A cet effet, sept cas de ce variant ont été déjà recensés, selon les autorités sanitaires françaises. Elles annoncent que cinq cas sont déjà détectés en France métropolitaine, et les deux autres en Guadeloupe.
L’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine a annoncé, vendredi 30 avril, qu’au total désormais trois cas de ce variant sont détectés sur son territoire. Le premier est recensé dans le Lot-et-Garonne ainsi que le second. Pour le troisième cas, il est recensé à Bordeaux. Selon les précisions de l’ARS, les trois patients concernés « vont bien ». Ils ne souffrent d’aucune « forme grave, tout le monde est à la maison avec peu ou pas de symptômes. La propagation est maîtrisée », a indiqué l’ARS.
En effet, les cas détectés concernent des personnes qui s’étaient rendues en Inde. À Bordeaux, le cas concerne un homme qui revenait d’un voyage en Inde pour raison professionnelle, a précisé devant la presse Benoît Elleboode, directeur régional de l’ARS, lors d’une conférence de pesse. Le ministère de la Santé a fait également savoir que deux autres cas avaient officiellement été recensés dans les Bouches-du-Rhône.
L’ARS donne d’explications sur les autres cas
Le Variant indien détecté en France est objet d’une nouvelle étude de la part des autorités sanitaires françaises. Le directeur régional d’une agence de santé a tenté d’expliquer l’origine des cas dans les régions entourant la France. Pour ce qui est du cas dans la ville le Lot-et-Garonne, le « séquençage a été fait à Toulouse sur un patient qui était revenu d’Inde et qui refaisait un test parce qu’il devait repartir à l’étranger. On a identifié que c’était le variant indien et donc tout le dispositif de retrotracing, d’isolement et de protection de toutes les personnes a été mis en place vis-à-vis de ce variant indien », a affirmé Benoît Elleboode.
« Il s’agit d’une femme résidant dans le département », « symptomatique », qui « a été testée positive le 9 avril, et s’est isolée avec sa famille à son domicile », précise le communiqué du ministère de la Santé. « Seul l’un des contacts à risque identifié est devenu positif pendant son isolement », précise-t-il. Il s’agit de son époux.
Pour ce qui est de la ville du Bouches-du-Rhône, les deux cas détectés concernent « deux personnes arrivant d’Inde, sans lien l’une avec l’autre », « mises en quarantaine immédiatement après leur arrivée » et « testées positives au tout début de leur quarantaine respectivement le 19 et le 27 avril ». « À ce jour, plusieurs autres suspicions d’infections par le variant B.1.617 ont été signalées en France chez des personnes ayant séjourné en Inde. Des investigations renforcées par les ARS et le séquençage des prélèvements […] sont en cours », a expliqué le ministère de la santé.
Le variant B.1.617, détecté pour la première fois en Inde, est soupçonné d’être plus contagieux que les souches précédentes. Il est jugé en partie responsable d’une deuxième vague épidémique dévastatrice en Inde.
