L’ODEM rappelle les professionnels des médias à l’ordre
L’Odem est sorti de son silence ce jeudi 11 mars pour attirer l’attention des professionnels des médias sur quelques dérapages. Dans un communiqué dûment signé par le président par interim de l’observatoire, il est demandé aux journalistes de respecter le Code de déontologie.
«Terrorisme » médiatique. Tel est le thème employé par l’Odem pour qualifier les dérapages qui s’observent actuellement au sein des médias. Selon l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias, certains médias s’érigent en tribunaux. Ils jugent et condamnent des personnes présumées coupables dans des dossiers en examen devant les tribunaux.
“Au lieu de se limiter à leurs rôles de collecte, de traitement et de diffusion d’informations, des professionnels des médias transforment leurs médias en des Cours et tribunaux qui jugent et condamnent en dernier ressort des justiciables. Ils usurpent aux organisations de la société civile leurs prérogatives et font de l’alerte précoce en prêtant des intentions de trublion à des personnalités”, a fait savoir l’Odem.
L’instance de régulation rappelle aux journalistes, auteurs de ces actes, que la présomption d’innocence est un droit constitutionnel. Un droit garanti par l’article 17 de la loi fondamentale. Il précise également l’importance du respect du Code de déontologie en cette période tendue, notamment les articles 6 et 10.
Pour finir, ‹‹l’Odem compte jouer fortement son rôle afin que la presse puisse garder sa place de pionnier dans l’enracinement de la démocratie. En tout état de cause, il ne saurait accepter que la presse devienne le bourreau par le truchement de certains acteurs qui ont décidé de verser dans le « terrorisme » médiatique, peut-on lire dans le communiqué.
ODEM-communique