Burkina Faso : Les terroristes frappent à nouveau

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Encore une ènième attaque jihadiste au Burkina Faso. Des terroristes ont tué six civils supplétifs de l’armée dans une embuscade ce jeudi 1er avril 2021. Ces civils étaient engagés dans la lutte antijihadiste. L’incident s’est produit à Dablo, une ville située à 120 km au nord de la capitale Ouagadougou.

Le Burkina Faso de nouveau endeuillé. Au moins six civils travaillant pour l’armée ont été tués dans une embuscade par les jihadistes. “Un groupe est tombé dans une embuscade ce jeudi soir dans la commune de Dablo, six éléments (civils) ont été tués et un autre a été blessé”, a affirmé un des responsables des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP). Ces civils tués étaient recrutés pour lutter contre les jihadistes.

Ils effectuaient une opération de “ratissage après la disparition d’un volontaire du village de Dou, lorsqu’ils ont été pris pour cible”, a expliqué ce responsable. Une autre source sécuritaire a indiqué que “Des opérations de ratissage ont été entreprises après l’accrochage”. Il confirme la mort des six volontaires.

Des civils supplétifs souvent la cible des jihadistes

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Depuis 2019 où il est créé, le collectif des volontaires civils a déjà subi plusieurs attaques meutrières. Le 21 mars dernier, deux volontaires avaient perdu la vie lors de deux attaques. Leur tuerie est intervenue deux semaines après la mort de cinq autres de leurs camarades lors d’une embuscade. L’embuscade a été tendue contre un détachement militaire dans le nord du pays.

Les civils supplétifs militaires exécutent des missions de surveillance, d’information et de protection. Ils suivent une formation militaire de 14 jours et font également office de pisteurs. Ils combattent souvent aux côtés des forces de défense et de sécurité. Depuis 2015, le Burkina Faso, pays frontalier avec le Mali et le Niger, est attaqué régulièrement par les jihadistes. Le nord du pays est la zone la plus touchée par les exactions jihadistes, qui ont fait plus de 1 200 morts. De plus, le pays compte plus d’un million de déplacés internes fuyant les zones de violences.

Des attaques répétées dans les zones du G5 Sahel

L’État islamique au Grand Sahara (EIGS) a intensifié ses attaques dans « la zone des trois frontières ». Malgré la présence des forces Barkhane et du G5 Sahel dans la zone, les terroristes continuent de tuer des civils. « L’objectif militaire c’est “la zone des trois frontières” entre le Mali, le Burkina et le Niger. La priorité c’est l’État islamique au Grand Sahara », avait affirmé le président français Emmanuel Macron. Il avait tenu ses propos lors d’un sommet regroupant les chefs d’Etat des pays concernés.

Néanmoins, plus d’un an après les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs. Les groupes jihadistes continuent d’opérer toujours dans la zone et ceci avec une forte intensité qu’avant. Pis, il semble désormais avoir pris pour cible les civils. Les attaques qui ont endeuillé le Niger en sont la preuve la plus récente. Le 15 mars, au moins 66 personnes , des civils sont tuées lors d’un raid mené contre plusieurs villages. Au moins 137 victimes ont perdu la vie dans ces attaques à Tillabéri. Un village situé près de la frontière malienne.

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