Le vice-président de la transition et chef de la junte militaire, Assimi Goïta a décidé de prendre les choses en main. Après avoir forcé le président et le premier ministre de la transition a démissionné, il a désormais pris le pouvoir. L’annonce a été faite par le président de la Cour Constitutionnelle dans la nuit du vendredi 28 mai.
Assimi Goïta est désormais le nouvel homme fort du Mali. Il a pris le pouvoir dans un arrêt rendu dans la nuit du vendredi 28 mai par le président de la Cour Constitutionnelle. L’arrêt stipule que ce dernier qui occupait jusque-là le poste de vice-président de la transition, « exerce les fonctions, attributs et prérogatives de président de la transition pour conduire le processus de transition à son terme », et qu’il portera « le titre de président de la transition, chef de l’Etat ».
Selon la Cour Constitutionnelle malienne, cette décision fut actée en « raison de la vacance de la présidence de la transition ». Elle fait savoir qu’« il y a lieu de dire que le vice-président de la transition assume les prérogatives, attributs et fonctions de président de la transition, chef de l’État », peut-on lire dans l’arrêté.
Après cet énième coup de force, l’on se demande jusqu’à où ira le colonel Assimi Goïta. Il était déjà le chef d’orchestre du coup d’État opéré en 2020 contre le président malien Ibrahim Boubacar Kéïta. Il a ensuite récidivé en arrêtant le lundi dernier, le président de la transition Bah Ndaw et son premier ministre Moctar Ouane. Il les a contraint à démissionner. La raison principale qu’il évoque est que ceux-ci ne l’ont pas consulté lors de la formation d’un nouveau gouvernement. Se faisant le tout puissant roi au Mali, la question qui se pose désormais est de savoir jusqu’où ira le colonel Assimi Goïta? Pour l’heure, la réaction de l’Union Africaine et de la Communauté internationale est attendue.

