Lire les propos de Patrice Talon sur les causes
Le président de la République a accordé un entretien aux confrères de France 24 et de Rfi ce vendredi 30 avril 2021. Le chef de l’État a saisi l’occasion pour évoquer quelques sujets brûlants de l’actualité au Bénin. Il a évoqué les cas d’arrestation de l’opposante Reckya Madougou et du constitutionnaliste Joël Aïvo.
Patrice Talon était en mode défense ce vendredi 30 avril 2021. Accusé d’avoir arbitrairement arrêté deux ténors de l’opposant, le président Patrice Talon s’est justifié. Pour lui, les deux opposants ne se sont pas conformés aux textes de la République et ont menacé la tenue des élections.
“Une dame débarque, elle n’est pas membre du parti, avec des valises d’argent, avec des sponsors des chefs d’États voisins, des opérateurs économiques et consorts, et veut être candidate au titre des démocrates. Sa candidature n’est pas conforme à l’esprit de la réforme. Les maires et les députés ont dit non. Nous, nous voulons bien parrainer des membres mais si c’est des personnes qui viennent pour réinstaurer ce que nous dénonçons depuis 40 ans, ils n’auront pas le parrainage sollicité”
a affirmé Patrice Talon.
Il poursuit en disant ceci : “Après que leurs dossiers aient été constatés non conformes, ils disent que les élections n’auront pas lieu sans eux. Qu’ils les empêcheront par tous les moyens. Qu’ils le disent partout, dans les conférences de presse, c’est pas grave. Mais qu’ils aient agi pour, ça devient sérieux”, a laissé entendre le chef de l’État. Il n’a pas manqué d’évoquer l’après 2026. Sondé sur ce qui pourrait être sa volonté de tenter un troisième mandat après 2026, le président de la République a laissé entendre qu’il souhaite respecter la Constitution.

