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Algérie : Le média France 24 persona non grata

This photograph taken on April 9, 2019, shows the headquarters of French national audiovisual media company group, France Medias Monde (FMM), formerly named Audiovisuel Exterieur de la France (AEF), which includes Radio France Internationale (RFI), live news channel France 24 and Monte Carlo Doualiya (MCD), a French Arabic-speaking radio station at Issy-les-Moulineaux, near Paris. (Photo by KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le média international France 24 est dans le viseur des autorités algériennes. Le ministère algérien de la Communication a annoncé, dimanche 13 juin, que l’accréditation du média serait retirée en raison de son “hostilité manifeste”.

Le torchon brûle entre France 24 et les autorités algériennes. Le ministère de la Communication a annoncé avoir retiré l’accréditation du média pour ” hostilité manifeste et répétée “. En effet, depuis sa couverture des manifestations du Hirak, le média était déjà pointé du doigt par le gouvernement algérien. Le ministre de la Communication avait déjà indexé le média pour “non respect des règles de la déontologie professionnelle, la désinformation et la manipulation, ainsi qu’une agressivité avérée à l’égard de l’Algérie”, a affirmé Ammar Belhimer, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement.

De plus, le retrait d’accréditation intervient également au lendemain d’élections législatives anticipées, marquées par un fort taux d’abstention. Après la sortie publique du ministre de la Communication, la chaîne internationale a réagi . Elle a fait savoir qu’elle n’a pas reçu d’explication sur le retrait des accréditions de ses correspondants qui ont couvert ces élections. Le média indique avoir toujours fait son travail en toute transparence et indépendance. “Notre couverture de l’actualité algérienne se fait dans la transparence, l’indépendance et l’honnêteté. Comme c’est le cas partout dans le monde”, a affirmé la chaîne internationale dans un communiqué. L’Algérie est confrontée à une crise politique depuis le départ du pouvoir de son ancien président, Bouteflika.

Plusieurs manifestations, notamment du Hirac, ont demandé le départ des anciennes figures de la classe politique au pouvoir.

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